Les instruments traditionnellement utilisés dans la musique raï sont sensiblement les mêmes, au cours du XXème siècle d'autres instruments plus modernes comme la batterie, la basse, la guitare électrique ou les synthétiseurs ont été intégré afin de donner au Raï une couleur plus occidentale...
Blaoui
El Houari est né à Oran, au bord de la mer Méditérrannée dont il a
le teint et la bonhomie. Il est artiste et fondateur d'une musique et d'un chant
spécifiquement oranais à la fois un et imprévisible.
Quel que soit le genre de musique envisagé au début de sa carrière, il
puisera dans le vieux répertoire du Bedoin oranais. Ses maitres seront Cheikh
El Khaldi, Cheikh El Madani et Mostefa Ben Brahim. Houari Blaoui était le seul
musicien de son pays a manifester une prédisposition nette pour une musique algérienne
bédouine à moderniser.
Sa musique au début local dépasse lentement le teroir pour intéresser tout le
pays. Il est incontestable que le genre musical de Blaoui soit l'un des plus
pures de la musique oranaise, ses qualiteés sont même si caracteristiques que
l'on peut parler d'une oeuvre type, ayant sa source dans le chant populaire. Il
apprends à tirer profil du moindre encouragement pour cultiver ses dons
naturels. D'abondance mélodique, la spontaneité un peu naive, la fraicheur
candide font l'attrait de sa musique. En réalité, cet engouement pour la
musique, il ne l'avait pas apprit d'un professeur ni d'un traité.il l'avait de
sources directes, c'est à dire dans le contact quotidient du peuple, et en celà
réside son côté autodidacte. La frugalité et la simplecité de Houari Blaoui,
conséquance de sa jeunesse difficile, lui donnent une stabilitéet une ténacité
sans égales qui l'aident à surmonter les obstacles d'une vie passée en grande
partie durant la nuit coloniale. Houari Blaoui, comme compositeur et comme exécutant,
et un artiste à part. Il n'y a guère que lui-même qui puisse jouer sa musique
et lui donner ce tour original qui fait l'un de ses charmes principaux.
Aprés l'indépendance du pays, il refuse la direction artistique de l'ex-RTA et
s'établit définitivement à Oran ou il compose et enregistre bon nombre de ses
oeuvres clés.
Ahmed
Wahby
La célebrité est, en fin de compte la somme de tous les préjugés, de tout
les malentendus, de toutes les créations litéraires ou musicales qui
s'amassent autour d'un nom. Le temps et le grand public font souvent allience
pour construir autour d'un déstin exéptionel, une légende dont les héros
resteront prisoniers...Ahmed Wahby, lui, échappe à cette tradition.
Driche
Ahmed Tidjani (Ahmed Wahby) est né le 18 novembre 1921 à Marseille
(France). Scolarité courte mais heurté comme la plus part des "indigènes"
à l'époque. Ses premières occupations: l'athlétisme (champion du 110 mètre
haies à Alger) et la musique arabe.Il fais ses premiers pas dans la chanson en
affrontant les publics des cafés populaires d'Oran et de la salle
"Atlas" d'Alger (es-Majestic). En 1947, il se rend à Paris, rencontre
le chanteur compositeur Mohamed Djamoussi. Il enregistre "Alache tloumouni"
première chanson de style oranais. Il étudie le solfège, la métrise du luth
(Oud), il s'initie à la grande musique arabe avec les professeurs de renom. Il
rencontre Mohamed Abedelwahab et
Farid El Atrache. Sa personalité s'affirme
avec "Wahran Wahran" et "Touil el regba" (un certain temps
interdite d'antenne) puis ce fut "El Asnamia" en octobre 1954.
En août 1957, il ralie la troupe du FLN avec laquelle il sillone les capitales
de l'ex-bloc socialiste, de la majorité des pays arabes et de l'asie (Chine
notamment). Devant les djounouds des camps des fronières Est, il chante "El
djoundi", "Ana ladji" et "Serkhet touar". Aprés l'indépendance
du pays, il enregistre et compose bon nombre de ces oeuvres clés. En 1965, le
professeur Wahby crée à Oran l'Institut de la musique arabe. L'ingratitude et
la sclérosante bureaucratie qui y sévissent le forcent à émigrer au Maroco
ou un acceuil digne de son rang lui est réservé. En 1970, la nouvelle
direction de la RTA d'Oran le rappel au pays. C'est un retour fracassant avec
"Fet elli fet" qui devientun tube. Il chante les poèmes de l'Emir
Abdelkader, Khaldi Abdelkader, Mostefa Benbrahim et Saim Hadj.
De 1970 à 1980, c'est l'apogée de sa carrière artistique (Radio-TV disques et
tournées à l'intérieur du pays). De 1980 à 1988, il préside aux destinées
de l'UNAC (Union Nationale des Arts Culturels). Il l'a servit sans se servir. En
1983, Baghdad lui décerne le grand prix de la chanson arabe, devant les plus
grands artistes du Moyen Orient. En 1991, il perd successivement son épouse et
son fils aîné, c'est le début de la...fin.
Sa dernère apparition en public, fut à l'audirium de l'ENTV à l'occasion de
l'emission Téléthon Diar Erahma. En novembre 1992, la ville d'Oran lui rend un
vibrant et chaleureux hommage en son domicile à l'occasion de son 71ème
anniversaire. En 1993, il décède à Alger chez ses enfants, ou il sera enterré.
Décembre 1993, la ville d'Oran attribue son nom en reconnaissance de ses
oeuvres artistiques, au consérvatoire de musique de la cité.
Marginalisé
par les autorités Algériennes qui n'aiment pas le message hédoniste ou
contestataire que le genre véhicule, le Rai est paradoxalement devenu un des
principaux symboles de la culture Algérienne. Voici comment on vois ce genre
musical auquel on attrubut la consistance d'une culture.
Le public français a découvert cette musique en Janvier 1986 lors d'un
festival de Rai oraganisé par la maison de la culture de Bobigny (Seine Saint
Denis). Parmis eux figure Khaled Hadj Brahim, alias Khaled, qui, quelques années
plus tard en 1992 avec "Didi", allait offrir à cette musique les
honneurs du top 50 français, une première.
Khaled
Depuis, Khaled s'est imposé comme un des chanteurs les plus réputés en
France, son succès allant bien au délà du seul public gagné à la cause du
Rai. Khaled qui est revenu dans son Pays en novembre 1999 aprés 13 années d'éxil,
à depuis, porté la bonne parole du Rai, jusqu'aux Etats Unis, au Brésil et en
Inde. Il a au passage, décroché un des plus gros succès de sa carrière grâce
à "Aicha", une composition écrite par par Jean-Jaques Goldman,
chanteur d'origine juive, un symbole que les deux hommes n'ont pas manqué de
souligner lorsque la chanson a décroché la victoire de la musique de la
meilleure chanson Rai de l'année 1997. Dans le sillage de Khaled, d'autres
vedettes de Rai se sont imposé en France, et notamment l'enfant de Saida,
cheb
Mami, ouvrant plus largement la porte aux musiques orientales et maghrebines qui
sont désormais diffusées avec moin de réticence sur les ondes en France qu'il
y'a quelques années.
